Mis à jour le 6 août 2026. Ce guide résume le cadre EASA : vérifie toujours la géozone et la règle nationale avant un tournage.

Être payé pour une prestation drone ne fait pas automatiquement basculer le vol en catégorie Specific. En Europe, la catégorie dépend du risque du scénario : zone, distance aux personnes, hauteur, drone, visibilité et trajectoire. Une prise de vue professionnelle simple peut donc relever de la catégorie Open si toutes ses limites sont respectées.

Télépilote préparant un drone pour une mission professionnelle
Photo : Pok Rie / Pexels.

Open, Specific ou Certified : la réponse rapide

  • Open : vols à faible risque, loisirs et nombreuses prestations commerciales simples, sans autorisation préalable si les limites sont respectées.
  • Specific : opération qui dépasse les limites Open : hors vue directe, environnement plus risqué, proximité de personnes ou scénario particulier.
  • Certified : opérations à haut risque, comparables à l’aviation habitée ; ce n’est pas le cas d’une captation habituelle.

Choisir un drone adapté au scénario

Un drone léger peut simplifier certains usages Open, mais ni son poids ni son prix ne remplacent l’analyse de la mission.

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Ce que permet réellement la catégorie Open

La catégorie Open couvre les activités à faible risque, y compris une prestation rémunérée, tant que le télépilote respecte notamment le vol à vue (VLOS), la hauteur maximale de 120 m, les géozones et les limites de la sous-catégorie A1, A2 ou A3. Le statut « professionnel » ne crée donc pas une obligation distincte. Consulte d’abord notre guide sur les classes C0 à C6.

Quand faut-il passer en Specific ?

Specific s’applique lorsque le projet sort du cadre Open. L’exploitant doit alors vérifier la voie prévue par son autorité : scénario standard, déclaration ou autorisation après une analyse de risque. Un client qui t’autorise à filmer son lieu ne te donne pas d’autorisation aérienne. Les abords d’aéroports, par exemple, demandent une vigilance particulière : consulte notre dossier sur les zones sensibles et aéroports.

Drone en vol illustrant une opération soumise aux règles européennes
Photo : Pok Rie / Pexels.

Checklist avant une prestation

  1. Enregistrement : vérifie l’enregistrement de l’exploitant lorsque les règles le demandent.
  2. Compétence : détiens la formation correspondant à la sous-catégorie ou au scénario.
  3. Géozones : consulte la carte officielle le jour même.
  4. Vie privée : prévois les droits à l’image et les accords nécessaires.
  5. Assurance : vérifie les exigences du pays et de l’activité ; lis aussi notre guide sur l’assurance drone.

Questions fréquentes

Faut-il une licence professionnelle ?

Il n’existe pas une licence professionnelle unique : la catégorie et le scénario déterminent formation, enregistrement et autorisation.

Un drone de moins de 250 g suffit-il ?

Non. Le poids aide parfois, mais la classe CE, la zone, les personnes et le scénario restent déterminants.

À retenir

La question utile n’est pas « suis-je payé ? » mais « mon scénario reste-t-il à faible risque et conforme ? ». Sources : catégorie Open EASA, Specific EASA et règlement (UE) 2019/947.


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